(Géographie ancienne) municipe du terroir d'Athènes dans la tribu Onéïde. Plutarque, in Alcibiade, parle d'un certain Hyperbolus du bourg ou municipe Périthoïde, méchant homme qui fournit de son temps une riche matière aux poètes comiques, qui le prirent tous pour l'objet de leurs railleries et de leurs invectives.
(Géographie ancienne) c'est-à-dire, la ville des méchants ; elle était située vers les confins de la Thrace. Philippe, père d'Alexandre, l'avait peuplée de calomniateurs, de faux témoins, de traitres, et d'autres scélérats rassemblés de toutes parts. Cette ville a eu jusqu'à cinq noms, Ponéropolis, Philippopolis, Trimonium, Cabyle et Calybe. Elle portait ce dernier nom quand Luculle s'en empara. (D.J.)
(Géographie ancienne) lieu d'Italie, dans la Toscane. Strabon, l. V. pag. 225. le marque entre Cossa et Ostie sur la côte de la mer ; il dit que la tradition du pays voulait, que c'eut été autrefois le palais royal de Maléotus, pélasgien, qui ayant demeuré dans ce lieu avec les Pélasgiens qui s'y étaient établis, était passé de-là à Athènes. (D.J.)
S. m. pl. (Géographie ancienne) ancien peuple de la Germanie. Tacite les range sous les Sueves, et les étend jusqu'au Danube ; il parle, lib. XIII. cap. lvij. des guerres qu'ils eurent contre les Cattes, pour des salines qui étaient à la bienséance de ces deux peuples, ce qui prouve qu'ils étaient voisins l'un de l'autre. Cluvier ose marquer leur habitation et leurs bornes, par des conjectures qui, quoique très-savantes, ne sont pas certaines ; selon lui, leur pays comprenait la principauté d'Anhalt, la partie du duché de Saxe, située entre la Saale et l'Elbe, presque toute la Misnie, excepté la lisière qui est au-delà de l'Elbe, tout le Voigtland, partie du duché de Cobourg, partie de la Franconie sur la gauche du Meyn, partie du haut Palatinat, et enfin une petite portion de la Suabe.
(Géographie ancienne) lac de l'Attique. Wehler, dans son voyage d'Athènes, liv. III. p. 222. dit qu'en rodant autour de la baie qui s'étend au nord, depuis Porto-Lione et le détroit de Salamine, il arriva à un petit lac d'eau salée et bitumineuse, qui se décharge dans la mer par un courant, que Pausanias, liv. I. ch. xxvj. appelle Schirus. Il ajoute qu'on nommait autrefois ce lac Phaetialuci. Pausanias en fait les limites des Athéniens et des Eleusiniens.