(Géographie ancienne) ce terme signifie les narines coupées, parce que les anciens habitants de cette ville furent ainsi mutilés. Diodore de Sicile, l. I. c. lx. raconte la chose de cette sorte. Actisarus, roi d'Ethiopie, voulant purger son royaume des voleurs qui le désolaient, et ne voulant pas toutefois les faire mourir, en amassa tant qu'il put, leur fit couper le nez, et les relégua dans un lieu désert et stérile, où ils bâtirent une ville, qui à cause de leurs nez coupés, fut nommée Rhinocolure. Il y a près de Rhinocolure une rivière que plusieurs ont prise pour le fleuve d'Egypte. Mais nous croyons que le fleuve d'Egypte n'est autre que le Nil, et que le torrent qui coule près de Rhinocolure est attribué quelquefois à la Syrie et à la Palestine, dont en effet elle faisait partie anciennement ; et quelquefois à l'Egypte, dont elle dépendit dans la suite. Son évêque était suffragant de Péruse. (D.J.)
(Géographie ancienne) ville du Péloponnèse dans la Messénie, selon Hérodote et Strabon, mais ce dernier écrit Stenyclaros. Il ajoute que Cresphonte, après s'être rendu maître de la Messénie, la divisa en 5 parties, et choisit pour sa demeure la ville de Stenyclaros, située au milieu du pays.
(Géographie ancienne) briva et briga est une diction celtique et gauloise, qui signifie pont, comme il se voit en briva Isurae, ou Brivisura, ou pons Isurae, pont-Oise, ou pont-d'Oise, et en cent places ailleurs : Samarobriva signifie donc Samarae pons, que nous pourrions dire Somme-pont ou pont-sur-Somme, aujourd'hui Amiens, son ancien nom ayant été changé en celui qui a été commun au temple et à la ville Ambiani, d'où est tiré le nom d'Amiens.
(Géographie ancienne) montagne du Péloponnèse, dans l'Elide. Pausanias dit, l. VI. ch. xxj. " Au-delà du mont Erymanthe, vers le mont Saurus, on voit un vieux temple d'Hercule qui tombe en ruine, et la sépulture de Saurus, fameux bandit, qui infestait tout ce canton, et qui fut tué par Hercule. Une rivière qui a sa source au midi, passe au pied du mont Saurus, et Ve tomber dans l'Alphée, vis-à-vis du mont Erymanthe. " (D.J.)
(Géographie ancienne) Pausanias, liv. IX. ch. IIIe donne ce nom à un antre de la Béotie, dans le mont Cithéron ; c'était l'antre des nymphes Cithéronides, qui à ce qu'on disait avaient eu le don de prophétie. Du nom de ce lieu, ces nymphes étaient aussi appelées Sphragitides, comme dit Plutarque dans la vie d'Aristide. (D.J.)