(Géographie ancienne) forêt d'Italie dans la Sabine. Martial, l. IX. épigr. 55. dit,

Si mihi Picenâ Turdus palleret olivâ

Tenderet aut nostras sylvas Sabina plagas.

Nous ne voyons pas dans ce passage que Sabina soit une forêt particulière ainsi nommée : il y avait sans-doute des bois dans la Sabine, et on y chassait ; mais voici un passage plus particulier. Horace, l. I. ode 22. dit qu'étant occupé de ses amours, il s'enfonça trop avant dans cette forêt, où il trouva un loup qui pourtant s'enfuit de lui, quoiqu'il n'eut point d'armes pour se défendre, s'il en eut été attaqué.



Namque me sylvâ lupus in Sabinâ

Dum meam canto Lalagen et ultrà

Terminum curis vagor expeditus

Fugit inermem.

Cette forêt ne devait pas être fort éloignée de la maison de campagne qu'il désigne par ces mots vallis Sabina, puisqu'il allait s'y promener seul et à pied. (D.J.)