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- Écrit par : Louis de Jaucourt (D.J.)
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Métrodore, homme recommandable par son éloquence et par son savoir, était né dans cette ville. Strabon, liv. XI. Pline, liv. II. ch. XVIe et xxxj. liv. XXXIV. ch. VIe Athénée, liv. XIII. parle de lui comme d'un homme célèbre. Il écrivit divers traités que le temps nous a enviés. Mithridate qui le chérissait l'envoya en ambassade vers Tigrane, avec ordre de l'engager à joindre ses forces aux siennes contre les Romains. Métrodore ayant exécuté sa commission, Tigrane lui dit dans la conversation : " Mais vous, Métrodore, que me conseillez-vous ? Seigneur, lui repliqua-t-il, comme ambassadeur je vous le conseille, mais si vous consultez Métrodore, il ne vous le conseillera jamais ". Mithridate apprit cette particularité de Tigrane, dans les entretiens secrets que ces deux princes se firent de leurs confidences réciproques, et sur-le-champ il se vengea injustement de Métrodore, en le faisant mourir ; c'est ainsi que cet homme estimable par sa franchise, finit ses jours sous la 177e olympiade, l'an 72 de Jesus-Christ.
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Quand ces peuples habitèrent dans la Gaule, ils furent toujours mis au nombre des Belges, entre lesquels Pomponius Méla, l. II. c. IIe leur donne la gloire d'être le peuple le plus célèbre. César, de bell. Gall. l. V. c. IIIe dit que leur cavalerie l'emportait infiniment sur celle de la Gaule, et qu'ils avaient une infanterie nombreuse ; et selon Hirtius, l. VIII. c. xxv. le voisinage de la Germanie leur donnant occasion d'avoir continuellement les armes à la main ; ils ne différaient guère des Germains, ni pour les mœurs, ni pour la férocité. Ces mœurs les distinguèrent des Gaulois, et les maintinrent libres depuis le temps de Jules César jusqu'à celui de Vespasien, qu'ils furent seulement alliés et amis des Romains. Au commencement du règne de ce prince, ils se joignirent avec Civilis ; mais Cerealis les ayant vaincus, Vespasien les punit de leur révolte par la perte de leur liberté. Ils demeurèrent depuis soumis aux Romains jusqu'à la chute de cet empire qu'ils entrèrent dans l'alliance des Français.
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