(Géographie ancienne) ville d'Espagne. Pline, l. III. c. j. la met dans la Bastitanie, et dit qu'elle était une des villes de l'assemblée générale de Cordoue. Hirtius, de Bel. Hispan. la nomme Umbis, et la place dans le voisinage d'Attegua. Capitolin nous apprend que Annius Verus, bisayeul paternel de l'empereur Marc Antonin, in M. Antonino, était de Succubo, qu'il appelle Succubitanum municipium. Ambr. Moralès veut que cette ville soit présentement Sierra de Ronda. (D.J.)
(Géographie ancienne) fleuve d'Espagne. Il séparait les Isergetes des Lacetani. César, Pline, Dion Cassius et Vibius Sequester en font mention ; et il est à croire que c'est de ce fleuve que prétend parler Thucydide, liv. VI. lorsqu'il fait venir des bords du fleuve Sicanus en Espagne, les Sicaniens qui allèrent s'établir en Sicile. Ce fleuve fut plus connu du temps de la guerre civile. Lucain, liv. IV. Ve 11. le décrit ainsi en parlant de la ville Illerda bâtie sur ses rives :
LES, (Géographie ancienne) peuples originaires des confins de la Dalmatie ; ils vinrent après les Liburnes s'établir en Italie. Ces Sicules formaient une nation nombreuse qui s'empara d'une partie considérable du pays ; ils peuplèrent l'Ombrie du milieu, la Sabine, le Latium, et tous les cantons dont les peuples ont été connus depuis sous le nom d'Opiques. En comparant quelques passages d'Hérodote, de Thucydide, de Platon et d'Aristote, on voit clairement que les noms de Sicules et d'Opiques étaient deux noms généraux qui comprenaient tout ce qui s'étend depuis le Tibre jusqu'à l'extrémité orientale de l'Italie, à l'exception de ce qu'en ont occupé les Liburnes. Ces deux noms généraux furent peu-à-peu abolis par les ligues particulières des Sabins, des Latins, des Samnites, des Oenotri et des Itali, qui se formèrent dans la suite. Les Sicules qui passèrent en Sicile, sont les seuls qui aient conservé leur ancien nom, que cette île a reçu d'eux. Nous avons la date précise de ce passage des Sicules dans l'île : Hellanicus de Lesbos, historien plus ancien que Thucydide, et même qu'Hérodote, donnait pour époque à cet événement la vingt-sixième année du sacerdoce d'Alcyonée, prêtresse d'Argos : ce qui répond à l'an 80 environ avant la prise de Troie, marqué par Philiste, auteur sicilien ; c'est - à - dire à l'an 1364 avant l'ére chrétienne, selon la chronologie de Thucydide. (D.J.)
ou PLEMMYRIUM, (Géographie ancienne) promontoire de Sicile, sur la côte orientale, vis-à-vis de Syracuse, dont il formait le port. Virgile, Aeneid. l. III. vers. 693. Thucydide, l. VII. parlent de ce promontoire ; on l'appelle aujourd'hui Cabo di massa Olivierae ou d'Olivero. Il y avait sur ce promontoire un château qui appartenait aux Syracusains. Virgile appelle ce cap Undosum à cause que le pays est marécageux. (D.J.)
(Géographie ancienne) ville d'Italie : Homère en parle, ainsi que Strabon, livre X. pag. 451, qui dit qu'elle était bâtie dans un terrain gras et uni, au voisinage de Calydon. Elle fut la patrie d'Alexandre dit de Pleuron, parce qu'il lui fit honneur ; il était poète et grammairien, il avait fait des tragédies, des élégies, et des mimes estimés, etc. mais il ne nous reste de tout cela que quelques fragments qui sont cités par Strabon, par Athénée, par Aulu-gelle et par Macrobe.