S. m. (Géographie ancienne) en latin Laestrigones, en grec ; peuple que les anciens ont placé diversement. Homère les met en Italie, aux environs de la ville de Lamus, ainsi nommée parce que Lamus, roi des Lestrigons et fils de Neptune, l'avait bâtie : ses états étaient assez étendus. Antiphatés, qui y regnait lorsqu' Ulysse eut le malheur d'y aborder, était un homme cruel, qui aurait mangé, dit Ovide, tous les députés de ce héros s'ils ne se fussent sauvés après avoir Ve le triste sort de l'un d'eux. De-là vint que ce monstre a servi d'exemple pour désigner la barbarie et l'inhospitalité : Quis non Antiphatem Laestrigona devovet ? Delà vint encore que tous les Lestrigons passèrent pour autant de mangeurs d'hommes. Il semble que Pline ajoutait foi à cette tradition populaire, quand il dit, lib. VII. cap. IIe Esse Scytharum genera quae corporibus humanis vescerentur indicavimus ; id ipsum incredibîle fortasse, ni cogitemus in medio orbe terrarum, Siciliâ et Italiâ, fuisse gentes hujus monstri, Cyclopes et Laestrigonas.
(Géographie ancienne) nom commun à quelques villes de l'antiquité. Il y avait 1°. une Hiérapolis en Syrie, où on honorait Derecto et Atergatis. Pline et Strabon en font mention. Lucien dit que la déesse Syrienne y avait le plus riche temple de l'univers. 2°. Une Hiérapolis dans l'île de Crète, appelée ville épiscopale dans les notices ecclésiastiques. 3°. Une Hiérapolis dans la Parthie où mourut S. Matthieu, selon Dorothée. 4°. Une Hiérapolis ville épiscopale de l'Arabie. Mais 5°. la plus renommée de toutes par ses eaux, par son marbre et par le nombre de ses temples, était en Phrygie. Voyez Strabon, lib. XIII. pag. 629, et les Voyages de Spon. Leunclavius croit que cette ville est le seidesceber des Turcs.
ou LEPETHYMUS, (Géographie ancienne) montagne de l'île de Lesbos, que Philostrate met aux environs de Méthymne. Le nom moderne de cette montagne est Leptimo ou montagne de saint Théodore. (D.J.)
(Géographie ancienne) c'est-à-dire le port de la souris, port d'Egypte, que Pline et Ptolomée mettent sur la mer Rouge, et qu'Arrien nous donne pour un des plus célèbres de cette mer. On le nomma par la suite des temps le port de Vénus, et Strabon, liv. XVI. le connait sous ces deux noms. M. Huet prétend que le nom moderne du port de la Souris est Casir. (D.J.)
(Géographie ancienne) ville de la grande-Bretagne. L'itinéraire d'Antonin la marque sur la route du retranchement à Portus-Rutupis, entre Durocobrivae et Sulloniacae, à douze milles du premier de ces lieux, et à neuf milles du second. Tout le monde convient que cette ancienne ville était près de S. Albans, qui s'est accrue de ses ruines. Tacite, an. l. XIV. c. xxxiij. donne à Verolamium le titre de municipe. C'était, selon Dion Cassius, l. LX. p. 779. la capitale des Catuellani, que Ptolémée, l. II. c. IIIe appelle Catyenchlani, et auxquels il donne la ville Violanium qui est la même que Verolamium.