TERRE DE, (Géographie ancienne) Manethon a entendu l'Egypte, par la terre de Sériad ; selon Dodwel et Selden, on doit à la canicule le nom du Nil ; ce fleuve est appelé Siris dans les auteurs profanes, d'où dérive , que les latins écrivent sirios, et qui est le nom de la canicule, dont le lever a tant de rapport avec l'accroissement du Nil ; mais de même qu'Hésiode désigne cette étoile, par l'expression , de même aussi il est vraisemblable que les anciens ont désigné l'Egypte par les termes , ou , terre de Sériad, terre sériadique, terre où coule le fleuve Siris. C'est ainsi qu'ils ont appelé le même pays Aegyptus, du nom sous lequel Homère a connu le Nil. (D.J.)
(Géographie ancienne) ville de l'Afrique propre. Ptolémée, l. IV. c. IIIe la marque sur le bord de la mer, entre Néapolis Colonia et Aphrodisium. On croit que c'est aujourd'hui Suze en Barbarie, au royaume de Tunis. Long. suivant Ptolémée, 36. latit. 32. 20. (D.J.)
SICHAR, NÉAPOLIS, (Géographie ancienne) aujourd'hui NAPLOUSE, ville de la Samarie, située entre Guerizim et Heba, dans la vallée qui sépare ces deux villes, à quarante milles de Jérusalem. Depuis la ruine de Samarie par Salmanasar, Sichem fut la capitale des Samaritains, et elle l'était encore du temps d'Alexandre. Les Juifs l'appelaient par moquerie Sichar ; et de-là vient qu'on la voit ainsi nommée dans l'évangîle de Saint Jean, iv. 5. Ce terme signifie la ville des ivrognes, du mot hébreu siccorim, ivrognes. C'était dans le voisinage de Sichem qu'on enterra les os de Joseph que les Israèlites apportèrent avec eux d'égypte ; et dans le même endroit était le puits de Jacob, comme on l'appelait, où Notre-Seigneur était assis, quand il eut avec la samaritaine la conversation que l'évangîle rapporte.
ou SIHOR, (Géographie ancienne) on imagine que c'est une ville dans la partie occidentale de la tribu d'Aser. Cet endroit ne doit pas être loin du Carmel. M. Reland conjecture que ce pourrait être la ville ou le fleuve des crocodiles, que Pline, l. V. c. xix. et Strabon mettent dans ce pays-là. Strabon, l. XVI. dit qu'elle est entre Ptolémaïde et la Tour de Straton, ou Césarée de Palestine. L'hébreu lit Sichor-Lebenath ; et l'on croit que Lebenath est le promontoire blanc, entre Ecdippe et Tyr, et que Sichor est un ruisseau de ce canton là. Sichor signifie trouble. (D.J.)
(Géographie ancienne) nom d'une contrée du Pont de la Cappadoce, d'une ville de l'Asie mineure dans la Lycie, et d'une ville de la Troade, sur le Granique. Cette dernière était ruinée du temps de Strabon, l. XIII. p. 587. (D.J.)