(Géographie ancienne) fleuve des Vénetes, selon Pline, liv. III. ch. XVIIIe qui dit qu'il passait auprès d'Aquileia Colonia. Léander le nomme Natisone ; il prend sa source dans les Alpes, et finit par se rendre dans la Lisonze au dessous de Gradisca. Il est vrai que les anciens nous font entendre que le Natiso se jetait dans la mer ; mais alors ils donnaient le nom de Natiso à la Lisonze, avec laquelle il se joint. (D.J.)
ou ANATOLIE, (Géographie ancienne) on l'appelait anciennement l'Asie-mineure, grande presqu'île qui s'avance entre la mer Méditerranée et la mer noire, jusqu'à l'Archipel et la mer de Marmara. Les Turcs l'appellent Anatol-Vilaïcte. On la divisait autrefois en plusieurs royaumes ou provinces ; on mettait la Cappadoce, la Galatie, la Lycaonie et la Pisidie vers le milieu : la Bithynie, la Paphlagonie et le royaume de Pont vers la mer noire ; l'Arménie-mineure à l'occident de l'Euphrate ; la Cilicie, la Pamphylie, la Carbalie, l'Isaurie et la Lycie, vers la mer Méditerranée ; la Carie, la Doride, la Lydie, l'Ionie, l'Aeolide, la grande et petite Phrygie, la grande et petite Mysie et la Troade sur l'Archipel. Tous ces royaumes et provinces se divisaient encore en plusieurs autres ; aujourd'hui c'est la Natolie, divisée en quatre principales parties, dont la plus occidentale et la plus grande est encore appelée du même nom, voyez NATOLIE PROPRE. Les trois autres sont la Caramanie, l'Amasie et l'Aladulie.
(Géographie ancienne) ancien nom de la ville de Messine, selon Hérodote, l. VII. Polymn. pag. 438. Les Messéniens, peuples du Péloponnèse, ayant été chassés de chez eux après avoir soutenu de longues guerres contre les Lacédémoniens, se transplantèrent en Sicile, où s'étant rendus maîtres de Zancle, ils lui donnèrent le nom de Messine. Ce fut Epaminondas qui, après la bataille de Leuctres, les rappela, et les rétablit dans leur pays. (D.J.)
(Géographie ancienne) fleuve de la Gaule aquittanique. Pline, l. IV. c. xix. et Sidonius Apollinaris parlent de ce fleuve. Quelques-uns l'ont pris pour la Dordogne ; mais comme Pline dit que le Tarnis séparait les Tolosani des Petrocori, c'est-à-dire, les Toulousains, des Périgourdains, ce ne peut être que le Taru, qui conserve ainsi son ancien nom. (D.J.)
(Géographie ancienne) ville de la Chersonese Taurique. Elle était dans les terres, selon Ptolémée, l. III. c. VIe qui la place entre Taphros et Portigia. (D.J.)