LE, (Géographie ancienne) en latin Palus-Maetis, grand golfe ou mer, entre l'Europe et l'Asie, au nord de la mer noire ; avec laquelle le Palus-Maeotide communique, par le moyen d'une embouchure appelée anciennement le bosphore Cimmérien. Les anciens lui ont donné tantôt le nom de lac, tantôt celui de marais. Pline, l. II. c. lxvij. l. V. c. xxij. et Pomponius Mela, l. I. c. i. et IIe se servent indifféremment des mots lacus et palus, pour désigner cette mer. En effet, on pourrait ne la considérer que comme un grand marais, attendu le peu d'eau qu'on y trouve en plusieurs endroits. Lucain dit, l. II. Ve 641.
(Géographie ancienne) ville de la haute-Syrie. Théodoret dit que S. Basîle avait mené la vie monastique dans cette ville. C'est la Seleucia, ou Seleucus ad Bellum de Ptolémée, l. V. c. XVe et de Pline, l. V. c. xxiij. C'est le siege épiscopal que les notices appellent Séleucobelos, et dont l'évêque est appelé seleucobelitanus episcopus dans le premier concîle de Constantinople ; mais on ne sait pas au juste ce que c'est que ce surnom de Belus, et l'on ignore ce qu'on doit entendre par ce mot ; est-ce une rivière, ou une montagne de ce nom ? (D.J.)
(Géographie ancienne) maison de plaisance en Italie, près de la ville de Bayes. Tacite, Annal. l. XV. c. lij. dit que Néron s'y plaisait beaucoup, et s'y rendait fréquemment. Ortelius croit que ce lieu se nomme aujourd'hui Truglio. (D.J.)
(Géographie ancienne) montagne d'Espagne. Pline, l. III. c. j. la compte au nombre de celles qui séparaient l'Espagne tarragonaise de la Bétique, et de la Lusitanie. Isidore, liv. XIV. orig. c. VIIIe qui en fait la plus haute montagne de l'Espagne, l'appelle Solurius mons. C'est aujourd'hui, selon le père Hardouin, Sierra de los Vertientes. (D.J.)
(Géographie ancienne) golfe ou port que la mer fait sur la côte de l'île de Corfou, du côté de l'ouest, dans la vallée des Saints. Ce port était autrefois fort profond, et capable de contenir 200 galeres ; mais à-présent il est rempli de sable, et par conséquent inutile. Son nom grec Nécrotalassa, qui veut dire mer-morte, lui convient parfaitement, car il ne sert plus que d'étang où l'on tient quantité de poisson.