LES, (Géographie ancienne) en latin Mamertini, ancien peuple d'Italie dans la Campanie. Ils passèrent en Sicîle sous Agathocle, et s'établirent à Messine, dont ils se rendirent maîtres ; et comme ce pays est fertîle en excellent vin, ce vin s'appelait chez les Romains Mamertinum vinum ; c'est encore à cause d'eux qu'on nommait le Fare de Messine, Mamertinum fretum.
(Géographie ancienne) Strabon écrit ainsi, Mamertium, ancienne ville de la grande Grèce dans les terres, au pays des Brutiens. On l'appelle aujourd'hui Martorano. (D.J.)
(Géographie ancienne) montagne de l'Asie mineure dans l'Ionie. Strabon, l. XIV. pag. 639. la place au voisinage de la ville d'Edesse, au-dessus du bois sacré nommé Ortygia. Il ajoute que pendant les couches de Latone, les Curetes se tinrent sur cette montagne, et que par le bruit de leurs armes ils épouvantèrent Junon, qui par jalousie cherchait à nuire à Latone. (D.J.)
(Géographie ancienne) ou Poedicli, peuples d'Italie, selon Pline, l. III. cap. XIe Ils habitaient la plus grande partie de la terre de Bari, et possédaient trois villes, savoir Rudiae, Egnatiae et Barium. Les Grecs ont désigné les Poediculi sous le nom de Peucetii, à cause des forêts de pins dont est rempli le bras de l'Apennin qui traverse le pays. M. Freret distingue trois principales branches de Liburnes fixées dans la portion de l'Italie que les Romains nommèrent Apulia et les Grecs Iapygia : ce sont les Apuli proprement dits, le Poediculi ou Poedicli, et les Calabres. Ces trois peuples parlaient la même langue ; dans la suite ils adoptèrent la langue latine, mais sans renoncer à leur ancien jargon ; et c'est à cause de cet alliage qu'Horace, liv. IV. sect. 10, les nomme bilingues. Pline assure des Poediculi qu'ils étaient Illyriens. (D.J.)
(Géographie ancienne) contrée de l'Inde, en-deçà du Gange. Elle est mise par Ptolémée, liv. VII. c. j. sur la côte du golfe de Canthus, à l'embouchure du fleuve Indus. Le manuscrit de la bibliothèque Palatine lit Syrastrene, qui parait être la véritable orthographe ; car cette contrée tirait apparemment son nom de la bourgade Syrastra, que Ptolémée place dans cette région ; outre qu'Arrien, dans son Périple de la mer Erythrée, pag. 25, écrit Syrastrena. Cette contrée était assez étendue. (D.J.)