(Géographie ancienne) contrée de l'Asie mineure, ainsi nommée de la fameuse ville de Troie sa capitale. Si on prend le nom de Troade pour tout le pays soumis aux Troïens, ou pour le royaume de Priam, il se trouvera qu'elle comprenait presque toute l'étendue de pays que l'on entend sous le nom des deux Mysies, et sous celui de petite Phrygie ; mais si on la restreint à la province où était la ville de Troie, et qui était la Troade propre, elle se trouvera ne comprendre que le pays qui est entre la Dardanide au nord, et au nord oriental le pays des Leleges, à l'orient méridional l'Hellespont, et la mer Egée au couchant. Ptolémée, liv. V. ch. IIe qui renferme la Troade dans la petite Phrygie, y met les lieux suivants :



2°. Troade, en latin Troas, ville de l'Asie mineure, dans la Troade, ou dans la petite Phrygie sur la côte de l'Hellespont vis-à-vis de l'île de Ténédos. Cette ville fut aussi quelquefois appelée. Antigonia et Alexandrina : ipsa Troas Antigonia dicta, nunc Alexandrina, dit Pline, l. V. c. xxx. Quelquefois on joint les deux, Alexandria-Troas. S. Paul étant allé à Troade en l'an de l'ére vulgaire 52, eut la nuit cette vision. Un homme de Macédoine se présenta devant lui, et lui fit cette prière : passez en Macédoine, et venez nous secourir. Il s'embarqua donc à Troade, et passa en Macédoine. Ce voyage de S. Paul s'exécuta lorsqu'il allait à Jérusalem où il fut ensuite arrêté. L'apôtre fut encore quelques autres fois à Troade ; mais on ne sait rien de particulier de ce qu'il y fit. Voyez Act. xx. 5. 6. et II. Corinth. IIe 14. Il avait laissé à Troade chez un nommé Carpe, quelques habits et quelques livres, qu'il pria Timothée de lui apporter à Rome en l'an 65 de l'ére vulgaire, peu de temps avant sa mort, arrivée en l'an 66. Voyez II. Timoth. IVe 13. Act. XVIe 8. et suiv. (D.J.)