(Géographie ancienne) 1°. port d'Italie, sur la côte de Toscane, entre le port de Livourne, et le promontoire Telamoné, selon Ptolémée, l. III. c. j.

2°. Port d'Italie, sur la côte de l'Etrurie, entre Algae et Castrum novum. Ce port qui se trouvait le plus considérable de toute la côte, depuis Livourne jusqu'à Naples, s'appela d'abord Centum-Cellae, et prit ensuite le nom de Trajan, lorsque cet empereur y eut fait de grandes réparations. Pline le jeune est le seul qui parle de ce port ; s'il est vrai qu'il soit différent de celui que Ptolémée place entre le port de Livourne, et le promontoire Telamoné. Quoi qu'il en sait, le nom du fondateur ne subsista pas longtemps, peut-être parce que le nom de la ville Centum-Cellae, fit éclipser par sa célébrité le nom du port. Centum-Cellae est aujourd'hui connu sous le nom de Cincelle, et plus généralement encore, sous celui de Civita-Vecchia.



3°. Port d'Italie, à l'embouchure du Tibre ; ce port fait par l'empereur Claude, est appelé par les auteurs anciens, le port de Rome, le port d'Auguste, non pour avoir été bâti par Auguste, mais parce que le nom d'Auguste, était devenu commun aux empereurs. Dans la suite, Trajan répara ce port, et en bâtit un autre beaucoup plus commode et plus sur, auquel il donna son nom ; de sorte qu'il y eut alors deux ports à l'embouchure droite du Tibre ; l'un extérieur, appelé le port d'Auguste ; l'autre intérieur, nommé le port de Trajan. Tout cela, dit Cluvier, est appuyé sur les témoignages de Juvenal et de son scholiaste, sur une vieille inscription, et sur une ancienne médaille. Le port extérieur ou le port d'Auguste, est aujourd'hui comblé par les sables ; mais le port intérieur ou le port de Trajan, conserve encore en partie son ancienne forme. On y voit les ruines des églises et des édifices publics ; et on le nomme à présent il Porto. Voyez PORTO. (D.J.)