(Géographie ancienne) ville d'Asie dans la Babylonie. Ptolémée, Asiae tab. 5. la marque dans l'île que forme le Tigre à son embouchure. D'autres placent la ville de Teredon à l'embouchure de l'Euphrate. Strabon dit qu'il y avait mille stades depuis la ville de Babylone jusqu'aux bouches de l'Euphrate, et à la ville de Teredon. Denys le périegete, Ve 982. met aussi la ville de Teredon à l'embouchure de l'Euphrate. Peut-être était-elle entre l'Euphrate et le Tigre vers leurs embouchures ; car chacun de ces fleuves avait anciennement son embouchure particulière dans le golfe persique. Les choses purent changer dans la suite par le moyen de divers canaux que l'on tira de l'Euphrate, ce qui aura été cause que Ptolémée n'a point parlé de l'embouchure de ce fleuve.



La ville de Teredon est nommée Diridotis par Arrien, Histoire indic. n °. 41. Si nous en croyons Tavernier, voyage de Perse, liv. II. c. VIIIe on voit les ruines de Teredon dans le désert de l'Arabie, à deux lieues de Balsara. Ces ruines, ajoute-t-il, font connaître que la ville était considérable. On y trouve encore un canal de briques par lequel l'eau de l'Euphrate était conduite en cette ville. Les arabes y vont enlever des briques pour les vendre à Balsara, où l'on en fait les fondements des maisons. (D.J.)