(Géographie ancienne) ville de l'Asie mineure, dans l'Aeolide, selon Strabon, l. XIII. p. 621. et Pline, l. V. c. xxx. Elle était dans les terres, et médiocrement grande ; car on lit dans Xénophon, l. IV. graec. rer. p. 313. Temnos non magna civitas.
Etienne le géographe rapporte une fable touchant l'origine du nom de cette ville. Le nom national était, selon lui, Temnites, et c'est celui que Ciceron, pro Flacco, c. XVIIIe emploie ; cependant Tacite dit Temnii. Pausanias, eliac. I. c. XIIIe marque en quelque manière la situation de cette ville ; car il dit qu'en partant du mont Sipyle pour aller à Temnos, il fallait passer le fleuve Hermus.
J'ai vu, dit Wheler, liv. III. p. 343. dans son voyage de l'Asie mineure, le mot Temnos autour d'une médaille, avec une tête couronnée d'une tour, et sur le revers une fort une avec ce mot , c'est-à-dire des habitants de Temnos.
Sur le revers d'une autre médaille de l'impératrice Ottacilla Severa, femme de l'empereur Philippe, on voit une figure couchée, qui porte un roseau de sa main droite, et une cruche avec de l'eau qui se répand dessus ; et ces mots autour , c'est-à-dire, l'Hermus des habitants de Temnos. Il semblerait qu'ils avaient un droit sur cette rivière près de laquelle leur ville était bâtie, quoique située dans les montagnes. On ne croit pas qu'il reste rien aujourd'hui de cette place.
2°. Temnos était aussi une ville de l'Asie mineure, dans l'Ionie, à l'embouchure du fleuve Hermus ; mais elle ne subsistait plus du temps de Pline, l. V. c. xxix. qui est le seul des anciens qui en fasse mention. (D.J.)
