(Géographie ancienne) fleuve d'Italie, dans la Lucanie, aujourd'hui le Negro : Virgile, Géorg. l. III. Ve 151. lui donne l'épithète de siccus :

Furit mugitibus aether

Concussus, silvaeque, et sicci ripa Tanagri.

Mais ou les choses ont changé depuis le temps de Virgile, ou ce poète ne connaissait ce fleuve que de nom ; reproche que l'on peut faire également à Pomponius Sabinus, qui fait un torrent de Tanager.



Celsus Cittadinus, écrivant à Ortelius, nie absolument que ce fleuve soit un torrent, qui n'a d'eau que dans le temps des pluies. Le Tanager, dit-il, présentement le Négro, est un fleuve qui en reçoit d'autres dans son lit ; par exemple, celui que l'on appelle la botta di Picorno, ainsi nommé de l'ancienne ville Picernum, auprès de laquelle il prend sa source. Le Tanager a la sienne dans le mont Albidine, maintenant il monte Portiglione, et il se jette dans le Siler, connu maintenant sous le nom de Sélo. Peut-être Virgile a-t-il appelé le Tanager siccus, parce qu'il se perd sous la terre, pendant un espace de quatre et non pas de vingt milles, comme le dit Pline, liv. II. ch. IIIe (D.J.)