(Géographie ancienne) île d'Asie, dans la mer Carpathienne, sur la côte de la Doride, entre Cnide et Loryma, selon Strabon, l. XIV. et Ptolémée, l. V. c. IIe

Athénée raconte que Glaucus, le dieu marin, ayant enlevé Syme, fille de Jalemus et de Dotis, passa dans une île déserte près de Carie, qu'il appela du nom de sa femme. Diodore prétend néanmoins qu'elle prit son nom de la femme de Neptune : il ajoute que Niréus, ce grand et bel homme, qui amena du secours à Agamemnon pendant la guerre de Troie, fut roi de cette ile, que possédèrent ensuite les Cariens qui se trouvaient les maîtres de la mer ; mais ayant été contraints de l'abandonner par une sécheresse qui y fit de grands ravages, l'île demeura déserte, jusqu'au temps que la flotte des Lacédémoniens y vint aborder.



Homère fait mention de cette île dans son II. liv. de l'Iliade, où il dit que Niréus, roi de Syme, et le plus beau d'entre les Grecs, après Achille, vint à la guerre de Troïe, mais avec peu de monde. Ce fut devant la même île que les Athéniens furent battus par les Lacédémoniens, dans un combat naval où ils perdirent sept vaisseaux ; et alors les Lacédémoniens prirent terre à Syme, et y dressèrent un trophée en mémoire de la victoire qu'ils venaient de remporter sur leurs ennemis.

On ne peut pas douter que cette île n'ait été autrefois très-cultivée et très-fertîle en grain ; car on a des médailles anciennes qui le justifient ; on voit sur un des côtés de ces médailles, Cérès couronnée d'épics, et de l'autre côté encore une javelle d'épics.

Le nom moderne de Syme, est Simio. Voyez-en l'article. (D.J.)