(Géographie ancienne) péninsule d'Italie, dans la Gaule transpadane, au territoire de Vérone, dans le lac Benacus, du côté du midi. Cette péninsule charmante n'était pas la patrie de Catulle, qui était né à Vérone, comme le disent Pline, l. XXXVI. c. VIe et Eusebe, in chronic. mais il y avait seulement une maison de campagne, ou une agréable retraite ; aussi ne l'appele-t-il pas sa patrie, mais son domaine, et il s'en dit le maître, et non pas le nourrisson. Voici de quelle manière il en parle, carm. xxxij.
Peninsularum Sirmio, insularumque
Ocelle, quascumque in liquentibus stagnis
Marique vasto fert uterque Neptunus.
Quam te libenter, quamque laetus inviso.
Et un peu plus bas il ajoute :
O quid solutis est beatius curis !
Quum ments onus reponit, ac peregrino
Labore fessi venimus larem ad nostrum,
Desideratoque adquiescimus lecto !
Hoc est, quod unum est pro laboribus tantis.
Salve, ô venusta Sirmio, atque hero gaude.
Que ces vers sont doux et agréables ! Quel aimable poète que Catulle ! (D.J.)
