ou SIDA, (Géographie ancienne) ville de l'Asie mineure dans la Pamphylie, sur le bord de la mer. Ptolémée, l. V. c. Ve la marque immédiatement après l'embouchure de l'Eurymédonte ; mais Strabon met un fleuve entre deux. Cependant comme il ne nomme point ce fleuve, il y a apparence qu'il n'était pas considérable. Il ajoute que Side était une colonie des Cuméens, et qu'on y voyait un temple de Minerve. Le Périple de Scylax fait aussi de Side une colonie des Cuméens, et lui donne un port. Ciceron, l. III. epist. 6. ad. Attic. Tite-Live, l. XXXVII. c. xxiij. et Pausanias, l. VIII. c. xxviij. parlent aussi de cette ville ; et le dernier remarque que le Mélas coulait aux environs. La ville de Side est aujourd'hui presque toute ruinée, et ses ruines se nomment Scandalor, ou Canelohora, selon Thevet. Niger dit Chirisonda.



Side est encore une ville du Péloponnèse, selon Pausanias, l. III. c. xxij. elle avait, dit-on, pris son nom de Sida, une des filles de Danaus.

Eustathius, patriarche d'Antioche dans le iv. siècle, était de Side en Pamphylie. Sozomene fait un grand éloge de ses ouvrages. L'église grecque honore sa mémoire le 20 Février, et la latine le 16 de Juillet. Sa dissertation de la Pythonisse a été donnée en 1529 par Léon Allatius, et ce n'est pas un chef-d'œuvre de jugement et de critique. (D.J.)