(Géographie ancienne) ville de la Palestine, autrement nommée Nysa et Bethsan ; car elle a porté ces trois noms. Elle était située sur le penchant d'une montagne au bord d'une petite rivière qui tombe dans le Jourdain, à quinze milles (cinq lieues) de Tibériade, à quatre lieues du lac de Tibériade, et à dix-huit lieues de Jérusalem.

La ville placée avantageusement à une demi-lieue du Jourdain, avait une partie de ses terres au-delà du fleuve dans la Pérée : elle était à l'un des côtés de cette grande plaine, de la vallée , qui s'étend des deux côtés du Jourdain, depuis le lac de Tibériade jusqu'à la mer Morte, dans une longueur de plus de vingt lieues, et sur la largeur de cinq lieues (cent vingt stades). Cette plaine, selon Josephe, était mal-saine pendant l'été, et brulée par l'ardeur du soleil.



Scythopolis, appelée Beïsan aujourd'hui par les Arabes, est depuis longtemps sous la domination des mahométants. Le géographe turc décrivait ainsi dans le siècle dernier l'état de Beïsan ; c'est un bourg sans murailles, situé dans le pays d'Erden (du Jourdain), dont la capitale est aujourd'hui Nabolus (Néapolis). Ce bourg est proche de Dginim, à une demi-journée de Ledgioun, et au midi de Tabariah. Son territoire est arrosé de rivières et de fontaines, il a des jardins, et abonde en dattes, en ris, et en cannes de sucre.

Il est fait mention de Scythopolis dans le II. liv. des Macchabées, ch. XIIe Ve 29. 30. 31. et dans Josephe, en une infinité d'endroits. Les Scythes y consacrèrent un temple à Diane scythique, comme dit Hégésippe, liv. III. c. ix. Cette ville, située dans la Galilée, avait fait partie du royaume de Samarie ; mais il y avait déjà 106 ans que ce royaume ne subsistait plus, et qu'il avait été détruit par Salmanasar, l'un des prédécesseurs de Cilinadan. Ainsi les Scythes s'étaient emparés de cette ville sur Cilinadan, et l'appelèrent de leur nom.