(Géographie ancienne) Sarmatie, grande contrée, qui prise en général, renferme divers grands pays de l'Europe et de l'Asie. Les anciens la partageaient en deux parties, l'une appelée la Sarmatie Asiatique ; et l'autre Sarmatie Européenne. Le Bosphore Cimmérien, les Palus-Méotides et le Tanaïs, en faisaient la séparation.
1°. La Sarmatie asiatique, était terminée du côté du nord, selon Ptolémée, l. V. c. ix. par des terres inconnues ; au couchant, par la Sarmatie Européenne ; autrement par le Tanaïs, depuis sa source jusqu'à son embouchure dans les Palus-Méotides, et par le rivage oriental des Palus-Méotides, jusqu'au Bosphore Cimmérien ; au midi, partie par le Pont-Euxin, depuis le Bosphore Cimmérien jusqu'au fleuve Chorax ; partie par la Colchide, l'Ibérie et l'Albanie, en tirant une ligne droite, depuis le Chorax jusqu'à la côte de la mer Caspienne ; et à l'orient, par la Scythie en-deçà de l'Imaus. Ptolémée vous donnera la description de cette Sarmatie. Tout ce pays était habité par un grand nombre de peuples, connus sous des noms différents.
2°. La Sarmatie européenne, était bornée au nord, selon Ptolémée, l. III. c. Ve par l'Océan sarmatique, par le golfe Vénédique et par des terres inconnues ; à l'occident, par la Vistule et par les monts Sarmatiques ; au midi, par les Jazyges Métanastes, par la Dace jusqu'à l'embouchure du Boristhène, et de-là par le rivage du Pont-Euxin jusqu'au fleuve Carcinite ; et à l'orient, par l'isthme du fleuve Carcinite, par le Palus ou marais Byce, par le rivage du Palus-Méotide jusqu'à l'embouchure du Tanaïs, par ce fleuve, et au-delà par une ligne tirée vers le nord, au travers des terres inconnues. (D.J.)
