(Géographie ancienne) ville sur la frontière de Syrie et de Cilicie, sur le golfe d'Issus. Cette situation est cause que quelques géographes, comme Pline et Ptolémée, la mettent dans la Syrie ; et d'autres, comme Strabon, dans la Cilicie. Athénée, livre XIIe p. 586, dit qu'Alexandre donna le gouvernement de Tarse en Syrie à Harpalus. On lit en effet dans le texte ; mais c'est véritablement une faute, car Tarse est la capitale de Cilicie, et on ne trouve point de ville du nom de Tarse dans la Syrie. Comme Tarse (Tarsus) est une ville beaucoup plus fameuse que Rossus, il y a toute apparence que les copistes ont changé ce dernier nom qui leur était peu ou point connu, en celui de Tarse, qu'ils connaissaient extrêmement. Ajoutons qu'Harpalus n'a jamais eu le gouvernement de Cilicie, puisqu'aucun auteur n'en fait mention, et que ce trésorier d'Alexandre se sauva à Athènes, selon le rapport d'Arrien, un peu avant la bataille d'Issus, c'est-à-dire, avant qu'Alexandre eut achevé la conquête de la Cilicie. Enfin quelques manuscrits d'Athénée portent avec raison au-lieu de . (D.J.)
