(Géographie ancienne) ce mot latin vient du grec , qui signifie une porte ou une colonne, soit de pierre de taille, soit de brique. On entend communément dans l'ancienne géographie par le mot pylae, des passages étroits entre des montagnes ; et on appelle aussi ces passages portae, des portes, parce qu'elles sont comme les portes d'un logis, par lesquelles il faut nécessairement entrer et sortir.

Quelquefois ces passages sont l'ouvrage de la nature ; quelquefois ils sont faits de main d'hommes dans des montagnes que l'on a coupées ; ce qui répond au mot claustra des anciens, et à ce que nous appelons présentement un pas, un port, un col. Pline, liv. IV. ch. VIe nomme Pylae un lieu de l'Arcadie. Ptolémée, liv. IV. ch. VIIIe appelle aussi Pilae, des montagnes d'Ethiopie sous l'Egypte.



Pylae Persides ou Suziades, est un détroit célèbre entre la Perside et la Suziane, ce qui fait qu'on l'appelle indifféremment du nom de l'une ou de l'autre de ces contrées. Diodore de Sicîle dit Persides, et Arrien Suziades.

Pylae sarmatinae, est le mont Caucase, qui borne la Sarmatie au midi et la sépare des contrées voisines. Ptolémée, liv. V. ch. ix. distingue dans cette fameuse montagne deux passages étroits, dont l'un, qui donnait entrée dans l'Ibérie, s'appelait portae Caucasiae ; et l'autre qui donnait entrée dans l'Albanie, se nommait pylae Albaniae. (D.J.)