(Géographie ancienne) ancienne ville d'Italie, au royaume de Naples, dans la Campanie, un peu plus loin de la mer que ce qu'on appelle aujourd'hui Civita. Cette ville fut engloutie par l'éruption du Vésuve, qui l'ensevelit avec Herculanum, l'an 76 de J. C. et la première année du règne de Titus. A quatre milles de Naples, à l'orient, on a trouvé sous les cendres du mont Vésuve le hameau nommé Torre del Greco, la Tour du Grec ; et c'est là où l'on croit qu'est ensevelie la ville Pompeii.



Selon la fable, cette ville, ainsi qu'Herculanum, eurent Hercules le Phénicien pour fondateur ; mais tout ce que l'histoire nous apprend, c'est que le marais de Pompeii, Pompeia palus, était au voisinage d'Herculanum, et qu'il y avait de ce côté-là une rade propre à charger de gros bâtiments ; c'est pourquoi Stace a pris occasion de cette ville de donner au fleuve Sarno le nom de Pompeianus.

Nec Pompeiani placeant magis otia Sarni.

Le paysage de la côte de Pompeii était le plus beau du monde ; Ciceron en a fait souvent l'éloge, et il y avait une maison de plaisance ; c'est-là que ce grand homme composa les livres de la nature des dieux, celui de la vieillesse, celui de l'amitié, les deux de la gloire, et les topiques, tout cela dans la même année. Il fallait aimer singulièrement le travail, et avoir une facilité bien merveilleuse, pour produire ces divers chefs-d'œuvres si promptement, et dans un temps même où il avait l'esprit fort agité des grandes affaires de la république. (D.J.)