(Géographie ancienne) peuples de l'Inde. Arrien, pag. 29. dans son périple de la mer Rouge, dit qu'on apportait quantité de pierres d'onyx de leur ville, qu'on croit avoir été nommée Plythana. (D.J.)
NEU'MA, (Critique sacrée) esprit ; ce mot est fort équivoque, et reçoit différentes acceptions ; il convient d'en faire la remarque pour l'intelligence de plusieurs passages de l'Ecriture. Les Juifs appelaient esprit, toute cause qui agit, et même cause inanimée, comme le vent, les tempêtes Psaumes cxlviij. Il y a des esprit, , est-il dit dans l'Ecclésiaste xxxix. 35. créés pour la vengeance, et qui ont affermi les maladies qu'ils ont causées. Qui sont ces esprits ? L'auteur le dit plus bas, Ve 37. 38. le feu, la grêle, la famine, la mort ; il ajoute, Ve 39. les bêtes farouches, les scorpions, les viperes, et le glaive.
Grotius observe sur le mot , qu'il faut entendre par-là dans l'Ecriture toute qualité active dont une chose est douée, et qui en émane, comme le souffle émane d'un homme. On en trouvera cent exemples dans Aristote, Plutarque, Thucydide, Xénophon ; désigne encore dans les auteurs les parties nobles nécessaires à la vie, le poumon, les vents, la difficulté de respirer ; c'est dans ce sens qu'on donne dans l'Ecriture le nom d'esprit aux maladies, sans que nous prétendions nier l'interprétation des passages où il est manifeste qu'il s'agit de l'opération des démons ; saint Marc et saint Luc parlent d'un jeune homme qui était possédé d'un esprit muet, , lequel le jetait par terre subitement ; alors ce jeune homme écumait, grinçait les dents, etc. voilà les symptômes de l'épilepsie ; mais le miracle de Jesus-Christ n'en était pas moins grand : enfin puisqu'il s'agit ici de critique, nous finirons par observer, que veut dire encore dans les auteurs, une période ; sententia membris constants. Bud. ex Hermog. tom. IV. p. 90. (D.J.)
