LE (Géographie ancienne) montagne de la Grèce, fort célébrée par les Poètes, parce qu'elle était consacrée aux Muses : ce n'était pas proprement une montagne seule, mais une chaîne de montagnes habitée par différents peuples de l'Epire et de la Thessalie, entr'autres par les Athamanes, par les Aétiches, et par les Perrhèbes. Elle séparait la Macédoine, la Thessalie, et l'Epire. Le Pinde, dit Strabon, liv. IX. est une grande montagne, qui a la Macédoine au nord, les Perrhèbes au couchant, les Dolopes au midi, et qui était comprise dans la Thessalie. Pline, liv. IV. chap. j. la place dans l'Epire ; pour accorder ces deux auteurs il suffit de dire que le Pinde était entre l'Epire et la Thessalie, et que les peuples qui l'habitaient du côté de l'Epire étaient réputés Epirotes, comme ceux qui l'habitaient du côté de Thessalie étaient réputés Thessaliens. Tite-Live, liv. XXXII. nomme cette montagne Lyncus, et Chalcondyle, de même que Sophien, disent que le nom moderne est Mezzovo.



2°. Pindus était encore une ville de Grèce, dans la Dorique, selon Pomponius Mela, liv. II. ch. IIIe

3°. Pindus est aussi le nom d'un fleuve de Cilicie, près la ville d'Issus.

4°. C'est le nom d'une rivière de l'Epire, ou de la Macédoine : cette rivière roulait ses ondes par sauts et à travers les rochers. (D.J.)