(Géographie ancienne) en grec ; ce mot qui veut dire une coupe plate, remplie jusqu'au bord, a été donné à divers lacs ou réservoirs d'eau, à cause de leur ressemblance à un bassin plein d'eau.
1°. Phiale, fontaine ou lac célèbre au pied du mont Hermon, et d'où le Jourdain prend sa source. Josephe, de bel. lib. III. c. XVIIIe raconte qu'à cent vingt stades de Césarée de Philippes, sur le chemin qui Ve à la Tranchonite, on voit le lac de Phiale, lac rond comme une roue, et dont l'eau est toujours à pleins bords, sans diminuer ni augmenter. On ignorait que ce fût la source du Jourdain, jusqu'à ce que Philippe, tétrarque de Galilée, le découvrit d'une manière à n'en pouvoir douter, en jetant dans le lac de la menue paille qui se rendit par des canaux souterrains à Panium, d'où jusqu'alors on avait cru que le Jourdain tirait sa source.
2°. Phiale ou Phiala, est un lieu d'Egypte sur le Nil et dans la ville de Memphis. Tous les ans, dit Pline, liv. VIII. chap. xlvij. on y jetait une coupe d'or et une coupe d'argent le jour de la naissance du dieu Apis.
3°. C'est encore un lieu d'Egypte dans la ville d'Alexandrie. On donnait le nom de phiale au lieu où l'on serrait le blé qu'on amenait d'Egypte sur des bateaux par le canal que l'on avait creusé depuis Chérée jusqu'à Alexandrie ; mais comme le peuple était accoutumé à exciter dans cet endroit de fréquentes séditions, Justinien, pour arrêter le cours de ce désordre, fit enfermer ce lieu d'une forte muraille.
4°. Phiale est aussi le nom de la source du Nil.
5°. Phiale, ou Phialia, ou Phigalia, était une ville de l'Arcadie sur les bords du fleuve Néda, auquel les enfants de cette ville consacraient leurs cheveux. Le nom moderne de cette ville est, à ce qu'on croit, Davia. (D.J.)
