(Géographie ancienne) Pelorum, Peloris et Pelorias ; promontoire qui forme la partie la plus orientale de la Sicîle du côté du nord, et défend en quelque manière le passage du fare de Messine. Agathamère fixe à onze stades le trajet de ce promontoire en Italie. Les Grecs et les Latins lui ont donné le même nom de Pélore. Denis le Periégete, Ve 472, dit que le promontoire Peloris regarde l'Ausonie ; et Polybe, l. I. c. xlij. qui écrit Pelorias, dit que c'est le promontoire septentrional. Ovide, Silius Italicus, et divers autres auteurs, parlent de ce promontoire. Le premier dit, metamorph. l. XIII. Ve 726.
.... At arcton
Aequoris expertem spectat boreanque Peloros.
Et Silius Italicus, l. XIV. Ve 79.
Celsus arenoso tollit se mole Pelorus.
Servius fait une remarque sur ces vers de Virgile, Aeneïd. l. III. Ve 410-411.
Ast ubi digressum siculae te admoverit orae
Ventus ; et augusti rarescent claustra Pelori.
Il dit que selon Salluste le promontoire Pelorus fut ainsi nommé d'un pilote qu'Annibal tua, croyant qu'il le trahissait. J'ai pourtant lu, ajoute-t-il, que ce promontoire avait le nom de Pelorus avant cette époque. Quoi qu'il en sait, on assure qu'Annibal répara son erreur, en faisant élever au bord de la mer une statue qu'il nomma Pélore, du nom de ce malheureux pilote. On l'appelle aujourd'hui Cabo della torre di Faro, à cause de la tour du phare de Messine, située, à l'extrémité de ce promontoire, sur une longue pointe assez basse. (D.J.)
