(Géographie ancienne) en latin Methymnus ; ville de la partie occidentale de l'île de Lesbos, sur la lisière du nord, vis-à-vis le promontorium lectum, aujourd'hui le cap Babourou ; Ptolomée, lib. V. c. IIe la place entre le promontoire Argenum et la ville Antissa. Elle était célèbre par la bonté de ses vignobles, uvâ methymnaeâ, palmite methymnaeo comme disent Horace et Virgile. Elle l'était encore par la naissance d'Arion poète lyrique qui fleurissait vers la 38e. olympiade. La fable assure qu'ayant été jeté dans la mer, il fut sauvé par un dauphin, qui le porta sur son dos jusqu'au cap de Ténare près de Lacédémone.
Méthymne subsistait du temps de Pline, mais à présent on ne voit plus que ses ruines dans l'île de Mételin : et Strabon a si bien décrit la situation de toutes les anciennes villes de l'île de Lesbos, qu'on découvre aisément les endroits qu'elles occupaient, en parcourant le pays son livre à la main.
J'oubliais de dire que nous avons encore des médailles grecques qui ont été frappées à Méthymne ; et qu'il y avait du temps de Pausanias entr'autres statues de Poètes et de Musiciens célébres, celle d'Arion le méthymnéen, assis sur un dauphin. J'ajoute enfin que cette ville avait pris son nom de Methymna, qui était une fille de Macaris. (D.J.)
