(Géographie ancienne) ville ancienne de l'Asie proprement dite, dans l'Ionie, sur l'isthme, ou du-moins auprès de l'isthme, entre Smirne et Colophone.
Strabon, liv. XIV. parle des jeux que l'on y célébrait tous les ans en l'honneur de Bacchus ; c'est à quoi se rapporte une médaille de Géta avec la figure de Bacchus, et ce mot . Lysimaque renversa Lebedus, et en transporta les habitants à Ephèse, comme le raconte Pausanias, Attic. c. ix. Depuis ce temps-là, cette ville ne put se relever, et demeura moins un bourg, qu'un pauvre village. Horace nous l'indique assez, quand il dit, lib. I. epist. XIe Ve 5.
An Lebedum laudas odio maris, atque viarum ?
Scis Lebedus quam sit Gabiis désertior, atque
Fidenis vicus.
" Ennuyé de courir les mers n'êtes-vous point tenté de vous fixer à Lebedus ? ce séjour n'a-t-il point d'attrait pour vous ? Bull. Savez-vous ce que c'est que Lebedus, un séjour plus désert que Gabies et que Fidene ".
En effet ce lieu restait désert plus des trois quarts de l'année, et n'était fréquenté que pendant que les comédiens y séjournaient pour jouer leurs pièces, et célébrer les fêtes de Bacchus.
Enfin, cette ville, dont Hérodote, Strabon, et Pomponius Méla, nous parlent comme de l'une des douze anciennes villes de l'Ionie, n'était plus du temps d'Auguste qu'une méchante bicoque.
