(Géographie ancienne) ancienne ville de la Gaule, dans la Novempopulanie. Sidonius Apollinaris, l. VIII. epist. XIIe appelle lapurdenas locustas une sorte de poisson qui est fort commun dans ce pays-là, qu'on nomme langouste.
Il parait que Bayonne est surement le Lapurdum des anciens : au treizième siècle cette ville s'appelait encore Lapurdum, et ses évêques et ses vicomtes étaient nommés plus souvent en latin Lapurdenses, que Bayonenses. Oyhenart, écrivain gascon, pense que Lapurdum était un nom gascon ou basque, donné à ce pays-là à cause des brigandages des habitants et de leurs pirateries, dont il est parlé dans la vie de S. Léon, évêque de Lapurdum au commencement du ve. siècle.
Le canton où est Bayonne s'appelle encore aujourd'hui l e pays de Labourd ; de-là vient que dans les anciens monuments les évêques de Bayonne sont appelés Lapurdenses, parce que Lapurdum et Bayonne sont deux noms d'une même ville.
Il est arrivé à celle-ci la même chose qu'à Daramasia et à Ruscino, villes qui ont cédé leurs noms aux pays dont elles étaient les capitales, et en ont pris d'autres. Ainsi Tarantaise, Roussillon et Labourd, qui étaient des noms de villes, sont devenus des noms de pays ; et au contraire, Paris, Tours, Rheims, Arras, etc. qui étaient des noms de peuples, sont devenus les noms de leurs capitales. Voyez de plus grands détails dans Oyhenart, notice de Gascogne ; Pierre de Marca, hist. de Béarn, et Longuerue, description de la France. (D.J.)
