S. f. (Géographie ancienne) partie du Péloponese où les Ioniens s'établirent sous le nom de Pélasges Aegialiéens ; ils furent nommés Ioniens d'Ion fils de Xuthus. L'Ionie était une partie de la presqu'île que nous appelons présentement la Morée. Les Ioniens passaient pour les peuples les plus voluptueux de l'Asie ; leur musique, leurs danses et leur poésie se sentaient de leur mollesse ; leurs vers étaient d'une cadence aussi agréable, que la composition en est difficile.

La Ionie proprement dite, était une contrée de l'Asie mineure, sur la côte occidentale. Strabon lui assigne les douze villes suivantes, Milet, Ephese, Erythres, Clazomene, Priene, Lébede, Théon, Colophone, Myus et Phocée en terre ferme ; Samos et Chio, capitales des îles de même nom ; Milet au midi, et Phocée au nord, étaient les dernières villes de l'Ionie.



L'Ionie reçut de fort bonne heure les lumières de l'Evangile, et même dès le temps des Apôtres ; elle eut des villes épiscopales, entre lesquelles Ephese semble avoir tenu le premier rang. (D.J.)